chasse en Uruguay

En Uruguay en Roumanie ou en Croatie la même passion de la chasse au petit gibier.

lundi 16 mai 2016

Paroles de guide avec Lalo, paru dans la Revue Connaissance de La Chasse

Paroles de guide

Lalo Velasquez
Main de fer et gant de velours

1Connaissance de la Chasse : Comment avez-vous découvert le monde de la chasse ?
Lalo Velasquez :
Depuis mon enfance la chasse et la pêche ont toujours été une passion, je m’échappais de l’école à l’heure de la récréation ou par la fenêtre pour aller pêcher une heure si le temps était favorable. J’ai tiré  mes premiers coups de fusils à l’âge de douze ans, avec une arme fabriquée par mon frère : le canon était fait avec un tube d’acier retiré d’un vieux lit fixé sur un piquet d’Eucalyptus travaillé, la percussion était tout aussi artisanale et l’arme se chargeait par la bouche.
Si tu veux une anecdote : « lorsque ma grand-mère découvrit l’arme, furieuse et de peur que nous nous blessions elle rompit l’arme (qui était chargée) et la jeta dans la le brasier de la cuisinière à bois, la poudre fit son effet et toutes les casseroles volèrent dans la petite cuisine. De ce jour nous avons abandonné la fabrication d’Armes).
Je suivais souvent quelques anciens de mon village qui chassaient le canard à l’approche dans les joncs qui bordent les marais de Rocha

2C. de la C. : Les activités cynégétiques sont-elles de tradition en Uruguay ? 
L. V. : La chasse en Uruguay est traditionnelle mais surtout de grand gibier : Carpincho, sanglier et cerf, il y a peu de chasseurs de petit gibier. Dans mon département d’origine, prés de la frontière avec le Brésil (Rocha) il y a également une tradition de chasse du canard dans l’est du pays coté ouest c’est plutôt la tourterelle et le pigeons qui se chassait dans les dortoirs ou avec des pièges qui ressemblaient de très prés aux pièges que j’ai pu voir dans le sud-est de la France. La perdrix se prenait dans un collet fait de crin de cheval. Toutes ces chasses ont pratiquement disparues, reste aujourd’hui la chasse du sanglier qui rassemble le plus de chasseurs uruguayens. Ils chassent avec des chiens parfois jusqu’à 30 ce sont des croisements de Dog Argentin et Galgo mais aussi le Cimarron , leur rôle et de débusquer les animaux qui se trouvent dans des zones difficiles d’accès, ensuite ils prennent l’animal, c’est une succession de fermes roulant et le chasseur va alors servir les animaux avec n’importe quelle arme : Couteaux, lance, pistolet, fusil…
Autre activité cynégétique très prisée en Uruguay est la chasse de nuit avec un phare de moto et une batterie dans le dos, armé d’une carabine 22LR à la recherche des Lièvres.
Cette chasse (prohibée biens sur) a nettement diminué les populations dans tout le pays, il faut dire que cette activité est maintenue et encouragée par une conserverie qui achète les animaux pour les exporter.
La nuit est consacrée également à la recherche des tatous, ou « Mulitas » ces animaux sont en bonnes densités dans pratiquement tout le pays c’est un met recherchés par les gens du « campo ».
Nous sommes bien loin de nos activités professionnelles et notre façon de profiter de la faune locale (légalement).

3C. de la C. : Quel est votre parcours de guide professionnel ?
L. V. : Une organisation de tourisme de chasse est venue s’installer prés de mon village dans les années 80. A 15 ans j’ai commencé a travaillé pour cette entreprise pour repérer les concentrations de canards, guider les chasseurs et  plumer le gibier.
Au bout de trois ans on me proposa un poste de guide en Argentine où cet organisme était mieux implanté. Pour les raisons que vous comprendrez dans la réponse suivante je suis rentré en Uruguay bien décidé à ne plus travailler dans ce domaine. Jusqu’au jour où le patron de l’hôtel de mon village « Fortin San Miguel », m’a appelé car il avait un groupe de chasseurs (Français) qui résidaient dans son établissement et qui avaient besoin d’un guide, pour lui rendre service j’ai donc accepté. J’ai découvert avec ces chasseurs une autre mentalité et une autre façon d’aborder la chasse. Ces Français me proposèrent de travailler pour eux et j’ai donc repris cette activité.
C’est au sein de cette entreprise que j’ai connu Jean-François et que nous avons décidé de monter notre propre camp de chasse « Camp d’Arachannes ».

4C. de la C. : Parlez-nous de votre période argentine… 
L. V. : Mon travail de l’autre coté du Rio de la Plata était de trouver les zones de concentration de canards et ensuite de les maintenir en mettant en place des agrainages intensifs. J’avais 15 à 20 postes de chasse répartis sur le delta du Parana. J’avais parfois trois heures de barques pour atteindre les postes les plus éloignés. Nous étions 5 guides, et nous vivions dans une petite pièce bien à part de l’estancia. La clientèle à cette époque était 90% Américaine quelques Brésiliens et Australiens.
A cette époque l’organisateur ne parlais pas de limites, la seule question que l’on me posait au retour de chasse était : « combien de cartouches tirées » en général nous partions avec un carton de 250 par chasseur. Cette pratique était loin de ma façon de concevoir la chasse malgré l’abondance de l’époque. Ce fut le sujet de discussions houleuses avec mon employeur. La fin de mon expérience avec cette entreprise est survenue lors de l’arrivée de deux opérateurs australiens venus découvrir la chasse en Argentine et représentant un potentiel important de chasseurs. Ce jour là, les ordres étaient de charger la barque au maximum de cartouches et faire tirer le maximum. A 08h30 les deux chasseurs avaient tiré 250 cartouches chacun et commencèrent à m’appeler pour que je leur fournisse plus de munitions. Je leur ai fourni 100 cartouches de plus chacun pendant que je rassemblais les nombreux canards qui flottaient autour de nous. 20 mn plus tard ils m’appelèrent de nouveaux, ils n’avaient plus rien !
J’ai fais semblant de ne pas entendre et je me suis éloigné avec la barque, pour être sur qu’ils n’avaient plus aucune cartouches.
Je me suis alors approché d’eux en leur disant que la chasse était terminée mais ils ne voulaient rien savoir, j’ai donc jeté par-dessus bord les cartouches qui me restait et leur ai proposé de rentrer avec moi, si non, je rentrais tout seul et quelqu’un viendrait les chercher plus tard. Vous imaginez facilement pourquoi ce fut mon denier jour !
Plus de travail, plus d’argent et je ne pouvais pas rentrer au pays, je me suis isolé sur une ile du Rio Paraná et j’ai commencé à pêcher et chasser le ragondin pour vendre les peaux. Mes seuls compagnons durant 8 mois étaient mes deux chiens « Cuidate » et « Diana » de redoutables prédateurs. Ils savaient attraper les ragondins sans abimer la peau sur 1509 capturés seulement 6 n’ont put être vendues, les autres trappeurs du Paraná étaient impressionné par l’équipe que nous formions.  C’est en vendant le poisson et les cuirs que j’ai pu rassembler de quoi rentrer chez moi. Non sans peine car c’était l’année « Del Niño » ce fameux phénomène météorologique qui a fait monter les eaux du Paraná et me laissa sans zone de chasse ni de pêche.

5C. de la C. : Vous travaillez aujourd’hui avec une clientèle essentiellement française. Quelles sont ses qualités et ses défauts ? 
L. V. : En premier lieu, je pense sans aucune flatterie que les français sont « los caballeros » de la chasse, pour le respect des règles, pour le respect de la nature, pour le respect du travail des chiens et de la reconnaissance de l’accueil que leur réserve les gens de mon pays.
Il ya un dicton en Uruguay  qui dit : «  En todos lados se cuecen Abas » qui veut dire  en quelque sorte qu’il ya toujours une exception pour confirmer la règle.
Le grand défaut que je reconnais aux français c’est leur exigence sur l’ensemble d’une prestation mais personnellement c’est grâce à leur exigence que nous existons aujourd’hui et que bon nombre de nos clients sont fidèles.
6C. de la C. : Quelles sont les espèces légalement chassables en Uruguay ? 
L. V. :
Les espèces légalement chassables sont pour le gibier de terre sont : la perdrix (10/jour/chasseur) la Paloma del Monte et Paloma manchada (pigeons 35/jour/chasseur), Lièvre (pas de limites) tourterelles (espèce nuisible, sans limite) Pour ce qui est des canards seulement 3 espèces sont autorisée sur la quinzaine présente régulièrement ( 15/jours/chasseur) le plus important pour nous est de respecter les quottas, maintenant il est bien évident qu’il est impossible d’apprendre à un chasseur en quelques heures à reconnaître et distinguer un canard d’un autre.
Les quottas de l’autre coté du Rio sont parfois plus restrictifs, mais leur gestion est différente.
 Les deux co-fondateurs de « Camp d’Arachannes » n’ont que la quarantaine et souhaitent bien montrer de la belle chasse à leurs enfants, je pense personnellement que chasse professionnelle et gestion ne sont pas deux choses incompatibles.
Pour les amateurs de tir, il ya la tourterelle, où il est possible de tirer 1000 cartouches le matin et autant l’après midi, la densité est impressionnante et les populations sont même en augmentation dans certaines régions.
Les autres espèces méritent plus d’attention de part leur fragilité, leur période de reproduction plus courte, leur exposition plus grande à la prédation etc.   

7C. de la C. : Sarcelles et autres bécassines ne sont donc pas chassables et le seront jamais ?
L. V. : L’Uruguay est un petit pays mais qui possède une administration très lourde, les réformes ou changements de lois ne sont pas fréquents et je ne pense pas que cela change.

8C. de la C. : Y-a-t’il un réel risque à transgresser la loi sur la chasse en Uruguay ? 
L. V. : La « Fauna » : ce qui correspond en gros à l’ONC en France procède à des contrôles, ils ne sont pas fréquents,  j’ai connu 3 contrôles en 10 ans ce qui représente 1000 jours de chasse. Leur pouvoir est assez étendu ils peuvent intervenir partout dans le pays, et les entreprises risquent le retrait de leur licence en cas d’infraction.
Lors d’un contrôle de routine, pour ne pas avoir présenté les permis de chasser restés à l’estancia, a 10mn de la zone de chasse, les gardes nous ont confisqué les armes de tous nos chasseurs. Il n’y a pas eu d’amende mais le désagrément causé par cet incident a gâché la semaine.

9C. de la C. : Vous semblez très « à cheval » sur le respect de l’environnement et de la réglementation… 
L. V. :
Je suis d’accord avec les règles, et c’est indispensable qu’il y en ait, mais je pense qu’elles ne sont plus d’actualité et que des réformes seraient nécessaires. Pour cela je souhaite que chaque client que nous recevons reparte avec  le meilleur souvenir de chasse et que son séjour ne soit pas entaché par une amende ou une suspension de permis ou autre désagrément.
Ce n’est pas que je sois « à cheval » sur la règlementation, mais sur le respect de l’environnement, oui, je ne tolérerai pas que l’on fasse la même chose sur une espèce nuisible et abondante que sur des espèces plus fragiles comme la perdrix ou les canards.
Le respect des quotas permet à tous nos clients de pouvoir découvrir les mêmes densités que ce soit à l’ouverture ou la dernière semaine de chasse, et ceci d’année en année.
Nous ne sommes pas à l’abri de mauvaises conditions climatiques, qui auraient pour conséquences une mauvaise reproduction de telle ou telle espèce. Nous chassons sur de très vastes territoires fort bien pourvu en gibier, c’est déjà une chance que de pouvoir en profiter et chasser dans les règles de l’art du gibier 100%naturel. Pourquoi vouloir plus, au risque devoir notre activité supprimée ou disparaître faute de gibier ?


10C. de la C. : Présentez-nous les points forts de la chasse en Uruguay…
L. V. :
La diversité du petit gibier est certainement le point fort du pays :
·        Partir le matin avec un couple de chiens d’arrêt qui se tétanisent une centaine de fois sur des perdreaux qui vous laissent le temps d’approcher et de « servir » le chien comme il se doit, sans précipitation.
·        Durant cette même matinée aller explorer un bord de ruisseau où se lèvent canards et bécassines ;
·        Approcher un boqueteau d’Eucalyptus et tirer quelques pigeons.
·        Tirer un gros lièvre au déboulé, et revenir à midi avec des images plein la tête.
Ceci ne nous empêchera pas l’après midi d’aller nous exercer au tir de la tourterelle lors d’une passée de millions d’oiseaux.
Lorsque nous faisons une passée aux canards nous pouvons souvent sans même changer de territoire ni utiliser un véhicule, continuer notre journée de chasse sur les autres espèces.

11C. de la C. : Vous êtes personnellement plutôt gibier d’eau, perdrix et lièvres ou pigeons et tourterelles ? 
L. V. : Personnellement c’est la chasse du canard à la passée du matin qui me donne le plus d’émotions. Le lever du jour, le réveil du marais, ces odeurs, ces bruits, c’est tout un ensemble qui prend vit. L’arrivée des canards au milieu d’une grande quantité et d’une diversité d’oiseaux.
 Lorsque mes chiens travaillent une perdrix qui ne tente d’échapper au chasseur, qu’un lièvre déboule entre nos jambes, me font également battre le cœur.
Si je suis sur un joli poste à Pigeon ou une belle passée de tourterelles, j’aurais du mal à ne pas prendre un fusil.


12C. de la C. : Quelle est votre conception d’un bon séjour de chasse en Uruguay ?
L. V. :
Un beau séjour de chasse commence par un voyage agréable, la route entre l’Uruguay et la France est longue et parfois fatigante, notre rôle est donc dés l’arrivée de nos hôtes, de leur faire oublier les heures d’avion. Cela commence par les formalités à l’aéroport qui ne prennent guère que quelques minutes par personnes et la sortie rapide de l’aéroport.
Notre première zone de chasse se trouve seulement à 100km de Montevideo, les vols arrivent en général le matin ce qui nous permet de déjeuner à l’estancia où le premier « Asado » de viande typique du pays les attends.
Pas de temps pour la sieste et malgré la fatigue nous partons à la chasse, le premier soir à l’apéritif il est important que le sujet principal soit la chasse et non le voyage.
Ce premier jour est important et nous permet de connaître mieux les chasseurs et leurs préférences pour adapter les territoires, les modes de chasse, les guides, les chiens etc.
L’apéritif est un moment important «  porque es el momento que siempre se caza  mas… »
L’Uruguay offre une grande diversité de gibier donc diverses possibilités, notre territoire est vaste ce qui nous permet de varier également chaque jours les lieux et les modes de chasse.
Du petit déjeuner, au dîner nous mettons un point d’honneur à la qualité des produits, notre équipe est aujourd’hui bien rodée et connaît les habitudes et préférences de notre clientèle afin que chaque moment de la semaine soit une partie de plaisir.
L’Uruguay est le meilleur producteur de viande « hereford » du monde, les français sont de bons « mangeurs » et trouvent dans notre pays une table très proche de la leur.
Nous mangeons également du gibier, souvent pour gouter, parfois « al caño de la escopeta », mais ce n’est pas la base de notre cuisine.
Les français ont une culture assez proche de la notre et bénéficient d’une excellente image, et malgré la barrière de la langue, le contact est toujours chaleureux.

13C. de la C. : Vous êtes associé au sein de Camps d’Arachannes avec le français Jean-François Baterosse. Présentez-nous ce personnage… 
L. V. : C’est en 2004 que jean-François est arrivé en Uruguay où nous avons travaillé ensemble toute une saison, nous avons sympathisé et ses qualités et mes défauts, ou mes défauts et ses qualités se complétaient bien, ce qui nous a conduit naturellement a nous lancer dans l’aventure « Camp d’Arachannes ».  Ses connaissances en matière de chiens d’arrêt, et son sens de la chasse complété par mes connaissances, mon expérience de la chasse en Amérique du sud, qu’il a su rapidement intégrer, nous a permis de souder notre équipe.
 Depuis ces années je crois que nous avons su construire cette complicité qui est indispensable au bon fonctionnement et à la qualité de notre accueil. Nous avons les mêmes exigences, ce qui nous permet d’améliorer sans cesse notre produit.

14C. de la C. : Dans quels secteurs géographiques faites-vous chasser ? 
L. V. : Nous chassons sur deux zones bien distinctes : la zone Sud  prés du Rio de la Plata est plus axée sur le gibier de terre, mais il n’est pas rare de rencontrer du gibier d’eau sur les nombreuses mares et petits ruisseaux, le territoire est morcelé parfois ressemblant à quelques territoires que j’ai pu voir en France. La deuxième, au Nord est du pays est plus axée sur le gibier d’eau malgré la présence des autres espèces, les territoires sont beaucoup plus vastes et les campos beaucoup plus grands. Le fait de chasser sur deux zones totalement différentes est apprécié par les voyageurs et permet parfois de pallier aux aléas climatiques.

15C. de la C. : Peut-on comparer la chasse en Uruguay à la chasse en Argentine ? 
L. V. : Ce sont deux types de chasse bien différents, il est certain que l’Uruguay ne peut offrir les mêmes densités de canards que ce  que j’ai pu voir en Argentine. L’avantage de l’Uruguay est la diversité des espèces que l’on peu rencontrer en une journée. J’aime chasser et ceux qui ont partagé les journées avec moi le savent bien, il n’est pas rare que nous passions 12 heures par jour sur le terrain  dont pas loin d’une dizaine en chassant diverses espèces avec nos chiens.
Malgré la proximité géographique, il ya de grandes différences, les gens font souvent l’amalgame entre les deux pays. Je ne crois pas qu’il faille comparer les deux ce sont vraiment des chasses bien différentes.


16C. de la C. : Quelque chose à ajouter ?
L. V. :
Je crois que les questions étaient assez pertinentes et j’ai essayé d’y répondre avec la plus grande honnêteté. Il y aurait surement des choses à rajouter, une qui me tient à cœur est la reconnaissance que j’ai vis à vis des personnes qui m’ont fait confiance, que ce soit les gens de mon pays, ou les clients que nous avons reçu.
Cette expérience est très enrichissante pour moi mais n’aurait été possible sans cette confiance.
Je tiens à remercier les français qui m’ont accueilli et qui me réservent chaque année un accueil chaleureux.
Remercier les gens de mon pays qui m’ont permis de réaliser ce projet d’entreprise.
« Muchas gracias » à mère nature pour la richesse qu’elle nous a offert, pour les leçons qu’elle nous donne chaque jour.
L’école de la vie me permet de dire que si nous faisons attention, si nous faisons notre travail de manière responsable, il est tout à fait possible de profiter de cette richesse sans nuire à l’avenir.
Enfin pour les amateurs de petit gibier, de chasse derrière des chiens, de bons moments autour d’une belle grillade, avec quelques ri de veau bien sur, et d’un vin de mon pays, je serais là pour leur faire apprécier.
« No ofrecemos cazeria, ofrecemos sueños… »








Portrait express

Nom : Velasquez
Prénom : Hildo, Ladislao, dit « Lalo »
Âge : 41
Nationalité : Uruguay
Statut : Guide de chasse professionnel et co-fondateur de la compagnie Camps d’Arachannes
Présence sur le terrain : Toute l’année
Nombre de séjours guidés par an : une quinzaine
Pays parcourus : Argentine, Brésil, Chili, Etats-Unis, France, Espagne, Belgique.
Langues parlées : Espagnol, Portugais, Français.
Passions : Guide de chasse, et la nature en général
Tel : 00598 99 340 828
Adresse compagnie : ruta11, Km18  Ecilda Paullier Dpto de San-Jose de Mayo URUGUAY


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